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Glossaire

Accélérateur de prise

Adjuvant du béton ou des mortiers introduit dans l’eau de gâchage afin de diminuer le temps de prise en accélérant l’hydratation du ciment.

Adjuvant

Produit chimique incorporé à faible dose (Moins de 5 % de la masse du ciment) dans le béton ou le mortier afin de modifier certaines de ses propriétés. L’incorporation se fait soit avant, soit pendant le mélange, soit au cours d’une opération supplémentaire de malaxage.

  • Voir : « Malaxage ».
Agent de mouture

Appelé plus familièrement « aide au broyage ». Ce sont des produits destinés à faciliter le processus de broyage du clinker, utilisés dans la proportion de quelques centaines de grammes par tonne de ciment produit.

  • Voir : « Mouture ».
Agrégat

Fragment généralement de roche, utilisé comme granulat d’un béton ou d’un mortier. Le terme granulat est mieux adapté.

  • Voir : « Granulat ».
Argile

Sédiment compact et imperméable devenant plastique, malléable et plus ou moins thixotrope en présence d’eau. Selon sa finesse, elle présente des caractéristiques physico-chimiques variables. De composition à base de silico-aluminates, l’argile est présente dans les matières premières de la fabrication des ciments et de la chaux hydraulique (30 à 40 %). Elle est présente en plus ou moins grande quantité dans les marnes. Les argiles sont généralement riches en impuretés (Mica, quartz, granit).

  • Voir : « Marne ».
Armé (Béton)

Béton dans lequel des armatures d’acier (Fils, ronds, barres, treillis soudés, etc.), judicieusement disposées, assurent une résistance aux efforts de traction.

Autolissant

Qualificatif des enduits de ragréage ou de lissage des sols qui ont pour particularité de se répartir facilement à la lisseuse (Certains même au balai) puis de se tendre en corrigeant d’eux-mêmes, par fluage, les inégalités laissées par l’outil d’étalement.

Autonivelant ou autonivelable

Se dit de mortiers ou bétons fluides qui sans être vraiment autolissants, sont étendus par simple passage d’une taloche ou d’une règle de maçon, pour donner une surface très plane.

Autoplaçant (Béton) (BAP)

Béton qui n’a pas besoin de vibration pour être mis en place, du fait de sa grande ouvrabilité. Il est également nommé béton autocompactant ou autonivelant (BAN).

Béton

Matériau de construction formé par un mélange de ciment, de granulats et d’eau, éventuellement complété par des adjuvants et des additions. Ce mélange, qui est mis en place sur le chantier ou en usine à l’état plastique, peut adopter des formes très diverses parce qu’il est moulable ; il durcit progressivement pour former finalement un monolithe. Selon sa formulation, sa mise en œuvre et ses traitements de surface, ses performances et son aspect peuvent considérablement varier.

Béton prêt à l’emploi (BPE)

Béton fabriqué dans une installation extérieure au site de construction ou sur le chantier de construction, mélangé dans un malaxeur fixe, livré par le producteur à l’utilisateur, à l’état frais et prêt à l’emploi.

Bétonnière

Machine servant à fabriquer du béton sur le chantier. Elle comporte une cuve, tournant sur un axe horizontal ou faiblement incliné, où sont mélangés les constituants du béton. Le mélange ainsi obtenu est ensuite mis en place à l’intérieur des coffrages.

BHP

Abréviation pour « béton à hautes performances ». Ce béton, rendu par sa formulation particulièrement compact donc de faible porosité, présente une résistance mécanique (de 60 à 120 MPa) et une durabilité très supérieures à celles des bétons courants.

Bilan thermique

Expression de la mesure des échanges calorifiques entre un milieu clos et l’extérieur. Plus spécifiquement pour les fours de cimenterie, le bilan thermique évalue les apports de chaleur et les compare aux besoins liés aux transformations physico-chimiques et aux pertes thermiques.

Broyage

Réduction en poudre ou en très fines parcelles. Un broyage peut être fait :

  • par concassage (Minéraux),
  • par écrasement (Colorants, ciment)
  • ou par émiettage (Ordures).

En cimenterie, les ateliers de broyage sont très généralement composés d’un appareil de broyage, d’un séparateur qui permet de renvoyer au broyeur les matériaux trop gros et d’un ensemble de dépoussiérage de la ventilation.

Broyeur

Appareil de broyage. En cimenterie il peut être soit à boulets, soit à galets, soit à rouleaux.

Broyeur à boulets

Constitué d’un tube broyeur en rotation autour d’un axe horizontal. La rotation entraîne des boulets qui retombent sur la matière qui traverse le cylindre, provoquant ainsi son écrasement de plus en plus finement. La paroi intérieure du cylindre est protégée de l’usure par des blindages.

Broyeur à galets ou Broyeur vertical

Un ensemble de 2, 4 ou 8 galets (Sortes de meules) à suspension flottante appuie fortement grâce à des vérins, sur un plateau circulaire en rotation. La matière à broyer est déposée sur le plateau. Sous l’effet de la force centrifuge, la matière passe sous les galets où elle est écrasée. Entraînée par un fort courant d’air, elle alimente un séparateur qui renvoie sur la table les particules les plus grosses.

  • Voir : « Séparateur ».
Caillou

Granulat de diamètre compris entre 20 et 125 mm.

Calcaire

Roche sédimentaire contenant essentiellement du carbonate de calcium (CaCO3 ). La calcite est la forme cristalline la plus stable et la plus fréquente. Les dolomies constituent une classe distincte : ce sont des carbonates mixtes (calcium et magnésium).


Le calcaire est l’une des matières premières de base du clinker; il apporte la chaux nécessaire à la formation des silicates et des aluminates. La teneur en magnésie des calcaires utilisés doit rester limitée à quelques pourcents afin d’éviter à la cuisson la formation de magnésie non combinée susceptible de provoquer à moyen ou long terme des gonflements du béton.

Calcination

Transformation d’un calcaire en chaux par cuisson à haute température.

Calorie

Unité de mesure de l’énergie thermique : Une calorie est la quantité d’énergie nécessaire pour élever de 1 °C un gramme d’eau.


Actuellement, l’unité officielle du Système International est le joule (J) :

  • un Joule = 0,239 cal.

En pratique, on utilise aussi le Wattheure (Wh : 1 Wh = 3 600 J) et le kiloWattheure (1 kWh = 860 000 cal = 3,6 x 106 J) ; plus rarement, la thermie (th), ou Mégacalorie (1 th = un million de cal).

Carbonatation

Réaction chimique de combinaison de la chaux libre du béton avec le gaz carbonique de l’air.

CEM

Cette désignation caractérise un ciment conforme à la norme européenne EN 197-1. Les ciments « CEM » sont constitués de différents matériaux et sont de composition statistiquement homogène.

CEM I (Anciennement «CPA-CEM I»)

Cette désignation selon la norme NF EN 197-1 caractérise le type de ciment « Ciment Portland », c’est-à-dire un ciment composé d’un minimum de 95 % de clinker.

CEM II (Anciennement « CPJ-CEM II »)

Cette désignation selon la norme NF EN 197-1 caractérise des ciments dont les plus courants sont le « Ciment Portland composé » (la lettre « M » complète alors la désignation du ciment), le « Ciment Portland au Calcaire » (la lettre « L » complète alors la désignation du ciment), le « Ciment Portland au Laitier » (la lettre « S » complète alors la désignation du ciment) ou le « Ciment Portland à la fumée de silice » (la lettre « V » complète alors la désignation du ciment). 


Un ciment CEM II a une teneur en clinker :

  • soit de 80 à 94 % ; ce ciment est alors désigné « CEM II/A » ; 
  • soit de 65 à 79 % ; ce ciment est alors désigné « CEM II/B ».
CEM III (Anciennement « CHF-CEM III »)

Cette désignation selon la norme NF EN 197-1 caractérise le type de ciment « Ciment de haut-fourneau » constitué de clinker et de laitier de haut-fourneau, dans les proportions alternatives suivantes :

  • 35 à 64 % de clinker et 36 à 65 % de laitier ; ce ciment est alors désigné CEM III/A ;
  • 20 à 34 % de clinker et 66 à 80 % de laitier ; ce ciment est alors désigné CEM III/B ;
  • 5 à 19 % de clinker et 81 à 95 % de laitier ; ce ciment est alors désigné CEM III/C.
CEM IV (Anciennement « CPZ-CEM IV »)

Désigne le « Ciment pouzzolanique », qui n’est pas commercialisé en France.

CEM V (Anciennement « CLC-CEM V »)

Désigne le « Ciment composé », peu utilisé en France.

Cendres volantes

Produit de la combustion du charbon dans les centrales électriques, utilisé comme source de silice et d’alumine dans la fabrication du clinker, ou en remplacement d’une partie de celui-ci dans la fabrication du ciment Portland composé.

Centrale à béton

Équipement fixe de production industrielle de béton prêt à l’emploi (BPE).

Certification

Identification informative des caractéristiques spécifiques et des qualités reconnues d’un produit, établie après essais par un organisme agréé par les autorités administratives ; la certification engage le fabricant sur le suivi et les contrôles permanents de conformité du produit avec les mentions de la certification.

Chape

Ouvrage en mortier de ciment, coulé en faible épaisseur (3 à 5 cm) sur un plancher en béton afin d’en assurer la planéité.

Charbon

Combustible d’origine végétale, transformé au cours des millénaires en carbone plus ou moins pur, par houillification. Malgré la concurrence du pétrole, du gaz et de l’électricité, le charbon reste un combustible important, surtout dans l’industrie, les centrales thermiques et les chaufferies de collectivités ou de grands ensembles.


On classe les charbons selon leur teneur en oxygène et en eau (Anthracites, maigres et ¼ gras, demi-gras, gras, flambants, lignites) et en fonction de leurs dimensions (Braisette, noisette, gailletin, gros, etc.).

Chaux

Liant obtenu par la calcination de calcaires plus ou moins siliceux. On distingue les chaux aériennes, dont le durcissement s’effectue sous l’action du gaz carbonique de l’air, et les chaux hydrauliques, dont la prise s’effectue par mélange avec de l’eau.

Ciment

Liant hydraulique, c’est-à-dire une poudre fine qui, gâchée avec de l’eau, forme une pâte qui fait prise et durcit par suite de réactions avec l’eau. Après durcissement, cette pâte conserve sa résistance et sa stabilité même sous l’eau.

Ciment Portland

Ciment de base, fabriqué à base de clinker et d’un régulateur de prise.

Ciment Portland composé

Ciment composé de clinker, d’un régulateur de prise, et d’une proportion de cendres volantes, de calcaire ou de laitier.

Clinker

Constituant de base du ciment, composé à partir de quatre éléments minéraux majeurs : calcaire, silice, alumine et oxyde de fer. Il est obtenu par cuisson à haute température en four de cimenterie.

Clinkérisation

Transformation des matières premières (calcaire, silice, alumine et oxyde de fer) en clinker, s’opérant à une température de 1 450°C.

Combustible

Matière solide, liquide ou gazeuse qui, en présence de l’oxygène de l’air, brûle avec un fort dégagement de chaleur, utilisable pour le chauffage.

Concassage

Fractionnement des roches en petits morceaux par broyage ou par martelage.

Concasseur

Engin de concassage, utilisé surtout en carrière. Les concasseurs peuvent être à mâchoires (à mouvement alternatif, principe du casse-noix), à marteaux, pour des matériaux plus tendres ou giratoires, par broyage entre des cônes verticaux inversés (Cas des gravillons).

Constituants du ciment

Ensemble de matériaux définis par la norme NF P 15-301 entrant dans la composition du ciment dans une proportion variant selon le type de ciment.


Les différents constituants sont :

  • Le clinker Portland,
  • le laitier granulé de haut-fourneau,
  • les pouzzolanes naturelles,
  • les cendres volantes,
  • les schistes calcinés,
  • les calcaires
  • et les fumées de silice.
Cru

Nom donné à la matière première dosée avant entrée dans le four à ciment.

Décarbonatation

Réaction de libération du CO2  contenu dans les matières premières calcaires sous l’action de la chaleur (850 à 950 °C). La chaux (CaO) restante se combine ensuite aux silicates et aluminates pour former le clinker. Cette réaction absorbe beaucoup de chaleur, elle constitue le poste principal de consommation thermique du four.

Dolomie

Roche sédimentaire carbonatée, contenant au moins 50 % de carbonate, dont l’essentiel sous forme de dolomite. 

  • Dolomite : minéral carbonaté, cristal de dolomie, qui peut être blanc (Quand il est pur).
Dosage

Quantité des différents constituants du béton (en kg/m3 ).

  • Exemple : béton dosé à 350 kg/m3 .
Durcissement

Étape dans l’évolution des mortiers et bétons : Après la prise, le matériau passe de l’état plastique à l’état solide et acquiert sa résistance.

Électrofiltre

Filtre électrostatique très répandu dans les cimenteries pour dépoussiérer les gaz de four ou de cheminée des broyeurs. Les particules en suspension dans les gaz, chargées négativement par des fils tendus entre des plaques, sont attirées par les plaques du fait de la très forte différence de potentiel appliqué (50 à 100 kilovolts). La couche de poussière recueillie est collectée par frappage sur les plaques réceptrices. Après traversée de plusieurs chambres, les gaz sont dépoussiérés avec une efficacité pouvant atteindre quelques milligrammes de poussière par mètre cube. Les gaz doivent être conditionnés au préalable dans une tour de conditionnement.

  • Voir : « Tour de conditionnement ».
Enduit

Revêtement superficiel (environ 2 cm pour les enduits traditionnels) constitué d’un mortier de ciment et/ou de chaux hydraulique, destiné à recouvrir une paroi, afin d’en homogénéiser la surface et de l’imperméabiliser. On distingue les enduits traditionnels (qui nécessitent trois couches), les bicouches et enfin les monocouches (à base de mortiers industriels et appliqués en deux passes).

Ensacheuse

Dispositif automatisé de mise en sacs. En cimenterie, sa capacité peut atteindre 5 000 sacs/heure. L’ensemble en rotation est muni de becs (8 à 16) et est alimenté en sacs vides par des bras ou par projection depuis une ou deux stations périphériques. Le silo central alimente les becs montés sur bascules de pesée. L’extraction automatique s’effectue au cours de la rotation ; les sacs sont repris par des bandes qui alimentent le dispositif de palettisation.

  • Voir : « Palettisation ».
Exhausteur

Dispositif de tirage des gaz ou des fumées d’un appareil en dépression. Les exhausteurs sont utilisés en particulier pour aspirer les fumées des fours de cimenterie ou l’air de ventilation des broyeurs. Les dépressions peuvent atteindre 1 000 mm de colonne d’eau.

Farine

Nom donné à la matière première du four de cimenterie après broyage (La grosseur des grains correspond à celle de la farine du boulanger).

Filtre à manches

Utilisé pour dépoussiérer les gaz, le filtre à manches est constitué de plusieurs centaines de manches de tissus placées sur plusieurs chambres disposées en parallèle. À leur traversée, les gaz abandonnent leur poussière dans les poches qui sont vidées périodiquement et alternativement par frappage mécanique ou soufflage d’air à contre-courant.

Fines

(a) Ensemble des grains (Classe granulaire 0/63 μm) passant au tamis de 63 μm quel que soit le constituant auquel il appartient (Cables, ciment, additions, fillers).


(b) Particules les plus fines de la matière. Utilisé pour désigner le flux de matière fine en sortie des séparateurs (Par opposition aux gruaux ou refus). 


  • Voir : « Séparateur ».
Fluorescence X (Analyse par)

Cette technique est utilisée pour déterminer la composition chimique des ciments ou des crus. Elle permet un contrôle rapide et très précis des différentes étapes de la fabrication du ciment.


 Lors de l’analyse se déroulant en quelques minutes seulement, les échantillons sous forme de poudre compactée (Ou diluée dans une perle de verre) sont soumis à un faisceau de rayons X. Un faisceau de rayons X émis d’un tube puissant permet d’exciter les éléments constituant l’échantillon. Par fluorescence X, les atomes excités réémettent à des longueurs d’ondes caractéristiques ; la mesure de leur intensité permet d’en obtenir la concentration.

Formulation

Opération consistant à définir le dosage (En poids plutôt qu’en volume) des divers constituants d’un béton, afin de satisfaire aux exigences de résistance et d’aspect souhaitées.

Frais (Béton)

Béton dans la phase qui suit le malaxage et précède la prise, c’est-à-dire dans un état plastique qui permet son transport et sa mise en place. On apprécie l’ouvrabilité d’un béton durant cette phase de sa fabrication, en soumettant un échantillon à un essai d’affaissement au cône d’Abrams.

Fumées de silice

Les fumées de silice sont un coproduit de l’industrie du silicium et de ses alliages. Elles sont obtenues par condensation de gaz SiO ou par oxydation de Si métal à la surface des fours d’électrométallurgie dont les fumées sont captées et filtrées. Ces microsilices sont généralement densifiées afin de faciliter les opérations de stockage et de manutention. La fumée de silice se présente sous la forme de billes élémentaires sphériques de silice amorphe (SiO2) dont le diamètre varie entre 0,1 et 0,5 micron. Leur teneur en silice varie de 70 à 98 % selon l’unité de production et l’alliage élaboré.


 Dans les bétons, les fumées de silice interviennent selon deux mécanismes : 


  • Par un effet granulaire lié à la forme et à l’extrême finesse de la poudre ; 
  • Par réaction pouzzolanique due à la haute teneur en silice amorphe.
Granulat

Constituant du béton. Ensemble de grains minéraux que l’on désigne, suivant leur dimension qui est comprise entre 0 et 125 mm.


La dimension est la longueur du côté de la maille carrée du tamis à travers laquelle le grain peut passer : Fillers, sablons, sables ou gravillons.


On distingue les granulats naturels issus de roches meubles ou massives lorsqu’ils ne subissent aucun traitement autre que mécanique et les granulats artificiels lorsqu’ils proviennent de la transformation thermique ou mécanique de roches ou minerais. Les granulats naturels peuvent être roulés, de forme arrondie d’origine alluvionnaire ou concassés, de forme angulaire issus de roches de carrière. La nature des liaisons entre les granulats et la pâte de ciment influence fortement la résistance du béton.

Granulat concassé

Granulat issu du concassage de roches.

Granulat roulé

Granulat d’origine alluvionnaire constitué de grains de forme arrondie.

Granulométrie

(a) Mesure de la granularité d’un granulat, c’est-à-dire de l’échelonnement des dimensions des grains qu’il contient, par passage de celui-ci à travers une série de tamis à mailles carrées dont les dimensions sont normalisées. 


 (b) Granulométrie ou analyse granulométrique : C’est la mesure de la proportion des diverses tailles granulaires des grains d’une poudre, d’un sable ou d’agrégats.

Gravillon

Granulat de diamètre compris entre 1 et 31,5 mm.

Gypse

Sulfate de calcium naturel ou sous-produit issu des industries de fabrication d’acide phosphorique ou d’acide citrique. Il est ajouté au ciment comme régulateur de prise.

Homogénéisation

Opération pratiquée en cimenterie pour obtenir un mélange intime des composants de la farine avant cuisson. Elle peut être effectuée en discontinu par lots ou en continu. On peut utiliser soit des moyens de brassage mécaniques et/ou pneumatiques.

Hydratation (Des ciments)

Phénomène chimique par lequel un ciment fixe l’eau de gâchage et enclenche les processus de prise puis de durcissement. Cette réaction s’accompagne d’un dégagement de chaleur plus ou moins important selon le type de ciment.

Laitier

Sous-produit de la fabrication de la fonte, issu des hauts fourneaux des industries métallurgiques. Il possède des caractéristiques hydrauliques analogues à celles du clinker, et entre à ce titre dans la composition de certains ciments (Ciments métallurgiques).

Liant

Matière ayant la propriété de passer – dans certaines conditions (En présence d’eau de gâchage pour les liants hydrauliques) – de l’état plastique à l’état solide ; elle est donc utilisée pour assembler entre eux des matériaux inertes. Constituant du béton qui, à la suite du processus de prise, assure la cohésion des granulats.

Malaxage

Action de mélanger les constituants du béton jusqu’à obtenir un mélange homogène.

Maniabilité

État définissant l’aptitude d’un mortier ou d’un béton à être transporté, manipulé et mis en œuvre ; il est caractérisé par la consistance et la plasticité du matériau.

  • Voir : « Ouvrabilité ».
Marne

Mélange d’argile et de calcaire à l’état naturel dans diverses proportions. Si le taux de calcaire est inférieur à 10 %, la marne est dite argileuse. Pour des taux plus élevés, la marne est qualifiée de calcaire marneux. Elle est généralement caractérisée par son titre en carbonates (de chaux et magnésie dans une moindre proportion). C’est une des matières premières essentielles de la fabrication du ciment ; elle apporte la fraction argileuse riche en silicates d’alumine et fer.

  • Voir « Titre en carbonates ».
Mégapascal (MPa)

Unité de mesure de pression utilisée pour évaluer la résistance mécanique des mortiers et bétons.

  • 1 Mégapascal = 1 newton/mm2  (anciennement 10 bars).
Mélangeur

Appareil servant à mélanger les constituants du béton.


Deux types, suivant la partie qui est en mouvement : 


  • Bétonnière : La cuve tourne suivant un axe horizontal ou faiblement incliné (la pesanteur est la principale force agissant sur le mélange) ; 
  • Malaxeur : Comporte une cuve (ou auge) et des palettes animées de mouvements relatifs.
Mortier

Mélange de ciment, de sable et d’eau, éventuellement complété par des adjuvants et des additions. Il se distingue du béton par son absence de gravillons.


Préparés sur le chantier

  • à partir de mortier industriel sec prédosé ou en dosant et mélangeant tous les constituants 
  • ou livrés sur place depuis une centrale.

Les mortiers sont utilisés pour la réalisation de joints, d’enduits, de chapes et pour divers travaux de scellement, reprise et bouchage.

Mouture

Seconde étape majeure de la fabrication du ciment, qui consiste à broyer et à réduire en poudre le clinker avec les autres constituants du ciment.

Norme

Document qui précise un ensemble de spécifications, techniques ou autres, établi en collaboration avec les parties concernées (représentants des fabricants, des utilisateurs, des consommateurs, des pouvoirs publics, et des organismes spécialisés tels que le CSTB). 


Les normes ne sont rendues obligatoires que par des arrêtés ministériels. Elles peuvent être de divers types : normes d’essai, de performance, de sécurité, de terminologie.


  • Une norme ISO est une norme élaborée et/ou adoptée par l’Organisation internationale de normalisation.
  • Une norme EN est une norme adoptée par le Comité européen de normalisation.
  • Une norme référencée NF EN ISO + n° reproduit intégralement la norme européenne, qui reproduit elle-même la norme internationale de même numéro.
Ouvrabilité

Propriété caractérisant la plus ou moins grande facilité de mise en place d’un béton ou d’un mortier. L’ouvrabilité est liée à la plasticité et à la fluidité. Elle varie en fonction de la nature de l’ouvrage et des conditions de mise en place. Elle est évaluée par des mesures d’étalement ou d’affaissement.

  • Synonyme : Maniabilité.
PCI

Pouvoir Calorifique Inférieur : Quantité de chaleur dégagée par la combustion complète de 1 Kg du combustible, l’eau provenant de la combustion étant à l’état vapeur. Elle se déduit du PCS du combustible par soustraction de la chaleur absorbée par la vaporisation de cette eau.


Pour la plupart des combustibles PCS (en Kcal/kg) = PCI - 5 400 % H où H représente la teneur en hydrogène du combustible.


  • Exemple : Fuel lourd PCS = PCI - 200 en kcal/kg. Le PCI s’évalue en kcal par kg (ou thermies par tonne) et également en kilojoules/kg.
PCS

Pouvoir Calorifique Supérieur : quantité de chaleur dégagée par la combustion complète de 1 kg du combustible, l’eau provenant de la combustion étant condensée. Elle se mesure expérimentalement par la combustion d’une quantité donnée dans une bombe calorimétrique (Quasiment adiabatique). 


Le PCS s’évalue en kcal par kg (ou thermies par tonne) et également en kilojoules/kg.


  • Exemple : PCS = 9 800 kcal/kg ou 41 018 kilojoules/kg.
Pompage

Procédé d’acheminement du béton, poussé depuis une trémie d’alimentation vers le lieu de coulage, à travers des tubes. Il permet de parcourir des distances horizontales pouvant atteindre 400 m (Voire 1,5 km) et des distances verticales de 100 m (Voire 300 m).

Pouzzolane

Produit d’origine volcanique composé de silice, alumine et oxyde de fer qui sous forme de poudre fine est susceptible de se combiner à la chaux pour former des composés stables ayant des propriétés hydrauliques (Durcissement sous l’eau). Par extension, désigne les matériaux naturels ou artificiels ayant la même propriété. Les pouzzolanes sont des constituants de certains types de ciments.

Précalcinateur

Chambre de combustion disposée en pied de la tour de préchauffage, alimentée en combustibles de tous types et en air de combustion chaud (750 à 900°C) provenant du refroidissement du clinker. Le précalcinateur peut apporter jusqu’à 55 % de la chaleur nécessaire à la bonne marche du four.

  • Voir : « Préchauffeur ».
Précalcination

Système permettant d’entamer la combustion avant l’entrée dans le four, et de réduire ainsi la quantité d’énergie nécessaire dans le four.

Préfabrication

Réalisation de composants de construction hors de leur emplacement définitif, en usine ou sur un site à proximité de l’ouvrage. On peut préfabriquer en béton de nombreux composants de structure poteaux, poutres, panneaux porteurs, ou d’enveloppe, panneaux de façade, bardages, ainsi que des éléments standardisés blocs, poutrelles, prédalles, dalles alvéolées, tuiles et enfin des pièces de voirie, d’assainissement ou de mobilier urbain.

Préhomogénéisation

Opération pratiquée en cimenterie pour obtenir un pré-mélange des matières premières concassées avant broyage. Elle peut être effectuée en discontinu par lot (Constitution d’un tas pendant quelques jours alors qu’un second est en reprise) ou en continu dans des halls circulaires (Rotation simultanée et décalée du déchargement sur le tas et de la reprise).

Prise

Début du développement de la résistance du béton, du mortier ou de la pâte de ciment. Elle est caractérisée par l’essai de prise (NF P 15-431, NF EN 196-3).

Réfractaire (Béton)

Béton pouvant résister à des températures très élevées (jusqu’à 1 800°C). Sa formulation fait appel à des ciments et à des granulats réfractaires. Il est utilisé par exemple pour réaliser des parois intérieures de fours ou des cheminées.

Refroidisseur

Appareil situé en sortie d’un four de cimenterie destiné à refroidir le clinker de 1400°C à la température ambiante.

  • Les refroidisseurs à ballonnets sont constitués de cylindres munis de chaînes, accolés à l’extérieur en périphérie de la virole du four tournant. Le clinker est refroidi au cours de sa traversée des cylindres par l’air aspiré par le four pour la combustion.
  • Les refroidisseurs à grilles et plaques perforées sont plus répandus ; ils sont constitués d’une série de rangs de plaques mobiles qui poussent le clinker vers l’extrémité de sortie (disposition en un lit de matière de 60 à 90 cm d’épaisseur). Un soufflage d’air, de bas en haut, au travers des plaques assure le refroidissement : En sortie du lit de clinker, une partie de l’air le plus chaud remonte dans le four pour alimenter la combustion, l’air en excès ressort à l’arrière de l’appareil.
Régulateur de prise

Composant du ciment destiné à freiner les réactions d’hydratation. Il s’agit le plus souvent de gypse et de sulfate de calcium.

Résistance d’un béton

Ensemble des caractéristiques de comportement sous les sollicitations de compression, traction et flexion. En France, elle est conventionnellement vérifiée pour les ouvrages en béton vingt-huit jours après leur mise en place. Aux États-Unis, ce délai est de cinquante-six jours.

Retardateur de prise

Adjuvant qui, introduit dans l’eau de gâchage, augmente les temps de début et de fin de prise du ciment dans un béton, un mortier ou un coulis.

Retrait

Contraction du béton, due à des phénomènes hydrauliques – évaporation ou absorption de l’eau de gâchage avant et au cours de la prise – et/ou thermiques du fait du refroidissement postérieur à l’élévation de température qui accompagne l’hydratation du ciment, ou de variations climatiques.

Sable

Granulat de diamètre inférieur à 6,3 mm.

Séparateur

En cimenterie, appareil disposé dans les ateliers de broyage pour trier la matière en sortie du broyeur entre fines et grosses particules :

  •  Les grosses particules sont renvoyées au broyeur pour être affinées.
  • Les fines constituent la production.

Un dispositif de réglage permet de faire varier la coupure de la séparation en taille des grains.

  • Voir : « Fines ».
Silo

Réservoir de grande capacité, généralement cylindrique ; destiné à des matériaux secs (Sables, ciments, etc.), en acier ou en béton, chargé par le haut et déchargé par le bas, il est équipé de divers types de dispositifs d’extraction.

  • Voir : « Trémie ».
Temps de prise (Mesure)

Le temps de prise des ciments est déterminé par l’observation de la pénétration d’une aiguille dans une pâte de ciment de consistance normalisée (Pâte « normale ») et ceci jusqu’à une profondeur spécifiée (NF EN 196-3).


Le dispositif, dit « appareil de Vicat », permet de relever le temps qui sépare le début de la mise en contact de l’eau et du ciment et le début de la prise (Enfoncement de l’aiguille Vicat jusqu’à 4 mm du fond) ainsi que la fin de prise (Enfoncement quasi nul).

Thermie (Th)

Unité de quantité de chaleur. 1 Thermie = 1 000 Kcal = 1 000 000 calories. 
Cette unité est remplacée par l’unité d’énergie le joule : 1 Thermie = 4,1855 Mégajoules (4 185 500 Joules).


La consommation spécifique des fours de cimenterie s’évalue : 


  • Soit en thermies par tonne de clinker (anciennes unités) ; 
  • Soit en gigajoules par tonne de clinker (nouvelles unités). 

  •  Exemple : Un four consomme 850 thermies par tonne de clinker soit l’équivalent de 3 558 mégajoules par tonne produite.
Toupie

Camion équipé d’une cuve rotative inclinée dans laquelle le béton frais est maintenu en mouvement durant son transport vers le chantier.

Tour de conditionnement

Tour disposée sur la sortie des fumées de la tour de préchauffage afin de les refroidir et les humidifier afin d’optimiser le rendement de l’électrofiltre situé en aval.

  • Voir : « Électrofiltre ».
Trémie

Dispositif tronconique de stockage en hauteur des matériaux en vrac (Sables, granulats, ciment), en acier ou en béton. En partie inférieure, une trémie se termine par un dispositif de soutirage des matériaux par gravité.

Tuyère

Dispositif de combustion placé dans l’axe du four rotatif alimenté en fuel, charbon, gaz ou combustibles secondaires. Les tuyères peuvent brûler simultanément plusieurs types de combustibles. Les débits peuvent atteindre sur les plus gros fours 15 à 20 tonnes/heure. Un soufflage d’air sous pression dans la tuyère assure le début de la formation et le modelage de la flamme (Air dit « primaire »). Le reste de l’air de combustion provient de la récupération de l’air chaud obtenu au cours du refroidissement du clinker.

Type de ciment

Élément d’une classification normalisée selon la nature des constituants d’un ciment.


On distingue cinq types :

  • Portland,
  • Portland composé,
  • de haut-fourneau,
  • pouzzolanique,
  • au laitier et aux cendres.

Le marquage d’un sac de ciment précise également sa classe de résistance.

Valorisation énergétique

Introduction dans le processus de production, de sous-produits, déchets ou combustibles a priori inutiles afin d’en utiliser le contenu calorifique pour la production de chaleur. Ces produits viennent en substitution totale ou partielle des combustibles primaires tels que charbon, fuel ou gaz. Leur utilisation permet d’économiser les ressources primaires en énergie, d’éviter leur destruction polluante et leur décharge dans le milieu naturel.

  • Par exemple en cimenterie, les pneus ou des solvants résiduaires constituent des combustibles pour le four.
Vibration

Opération de serrage du béton frais après sa mise en place, afin d’en améliorer la compacité. La vibration peut être interne ou externe au béton.

Virole

Nom donné au cylindre du four rotatif.

Communiqués financiers
05/08/2014
2014 - Présentation résultats premier semestre 2014

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04/08/2014
Résultats du premier semestre 2014

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21/07/2014
Invitation conférence téléphonique – résultats 1er semestre 2014

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