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Synthèse des principales actions de réduction des émissions de gaz à effet de serre

Vicat développe une politique d’excellence industrielle qui se traduit par des investissements importants en matière d’équipement économes en énergie.

Les principales usines du Groupe sont construites ou mises à niveau lors de modifications importantes avec des équipements récents conformes aux meilleures technologies disponibles au moment de leur réalisation, ce qui procure à Vicat un niveau de consommations d'énergie et d'émissions parmi les plus bas du secteur.


Le premier poste d’émission des cimentiers est constitué par les émissions de procédé qui représentent plus de 60% du présent bilan (plus des deux tiers en incluant les émissions de biomasse)

Vicat a donc lancé un programme de recherche et développement pour mettre au point des formules de clinker moins émettrices. Le nouveau produit mis au point sous la marque déposée ALPENATUP est un ciment produit à partir d’un clinker moins émissif car nécessitant moins de carbonates et une température de formation moins élevée.  Le facteur d’émission global de ce clinker est ainsi 30% plus faible que celui des clinkers artificiels. Ce nouveau produit n’est pas encore distribué à une échelle assez grande pour que ses performances impactent sensiblement la moyenne de la société Vicat. 

En parallèle, Vicat favorise l’utilisation de matières premières de substitution en remplacement de ses ressources minérales naturelles. Certaines de ces matières premières de substitution sont constituées de résidus contenant des oxydes de calcium ayant déjà été décarbonatées : par exemple des cendres de chaudière chauffage, des boues de stations d'épuration traitée à la chaux, ...

Les cendres en provenance des combustibles entrent naturellement dans cette catégorie puisque entièrement intégrées dans la matrice du clinker.


Le deuxième poste en importance est celui de la combustion sur lequel Vicat s’est fixé des objectifs ambitieux de développement de combustibles issus de biomasse. 

Ce programme est d’ores et déjà engagé, ce qui place Vicat au niveau le plus bas des émissions spécifiques du secteur français, exprimées en tonnes de CO2 sous quotas par tonne de clinker produit.

Sur la base du plan établi pour la période 2013-2015 et d’une production de clinker au même niveau qu’en 2012, les baisses des émissions de CO2 sous quotas étaient prévues à 25 kt pour 2013, 50 kT pour 2014 et 62,5 kT pour 2015 soit un cumul des émissions de CO2 fossile évitées de près de 140 kT sur la période.

En réalité, le différentiel des gains de CO2 fossile entre ces années et l’année de référence 2011, appliqué à la production de référence de 2012 aurait permis des gains supérieurs respectivement de 41 kT, 51 kT et 86 kT soit un total  de 178 kT de CO2 fossile évité sur la période 2013-2015.

Les thermies issues des combustibles de biomasse sont passées de 13,2% en 2011 à 19,4% en 2014 soit une progression de 46,8%. Et pour l’année 2015 la progression continue pour atteindre 22,5% des thermies nécessaires.


Un troisième axe de travail porte sur les taux d’ajouts des ciments pour diminuer la consommation de clinker. 

Cette action est cependant fortement dépendante des marchés sur lesquels s’exercent nos ventes.

Le poids en CO2 de certains ajouts aux ciments pourrait évoluer du fait de leur statut de déchets tels que les laitiers et les cendres volantes. Vicat favorise donc dans ce contexte plutôt les ajouts du type filler calcaire et pouzzolane.

A titre d’exemple, le développement des ciments à la pouzzolane de l’usine de Créchy fait gagner un peu plus de 2 points de clinker à la tonne de ciment soit l’équivalent de 16,5 kgCO2/t de ciment.


En matière d’énergie électrique, les équipements industriels sont régulièrement mis à jour en fonction des meilleures technologies disponibles à l'occasion de remise à niveau et d'investissements importants dans les usines.

Les audits énergétiques réalisés dans nos usines en 2015 seront également mis à profit pour améliorer ce poste de dépense et d’émissions.


Pour ce qui concerne les Papeteries de Vizille, une nouvelle chaudière à base de biomasse est entrée en opération au deuxième trimestre 2013 ce qui représente une économie de 16 kT de CO2 fossile en année courante.

Compte tenu de la date du démarrage l’économie sur la période 2013-2015 revient à 44 kt.


Enfin, et bien que n’étant pas pris en compte dans ce bilan, Vicat s’attache à diminuer l’impact des émissions de CO2 du transport de ses matières premières et de ses produits finis, en favorisant dans la mesure du possible le transport par chemin de fer ou voie fluviale.

Pour ce qui concerne le transport du personnel  le renouvellement permanent du parc constitué de véhicules récents et économes permet de limiter l’impact sur ce poste.  En particulier des véhicules électriques sont mis à disposition dans les usines pour les travaux de maintenance et pour le personnel administratif lors de ses déplacements en usines de proximité.


En résumé, sur la période 2013-2015, les actions de développement du recours aux combustibles de biomasse en cimenterie et aux Papeteries devaient conduire à une réduction de près de 200 kT des émissions de CO2 soumis à quotas sur la base d’un niveau d’activité de production équivalent à celui de 2012.

Sur une même base d’activité ils auraient effectivement  atteint et dépassé ce niveau pour s’établir à plus de 220 kt. 

Compte tenu de la baisse d’activité, la réduction des émissions entre l’année du présent bilan (2014) et l’année de référence (2011) s’établit à environ 382 kt de CO2.


La nouvelle période triennale sera basée sur la continuité de ces actions avec priorité à l’énergie.

D’une part grâce à la poursuite de l’ambitieux  programme de développement des combustibles de substitution dans lesquels la biomasse prend une part grandissante.

Les thermies issues des combustibles de biomasse sont passées de 13,2% en 2011 à 19,4% en 2014 soit une progression de 46,8%. Et pour l’année 2015 la progression continue pour atteindre 22,5% des thermies nécessaires, et sont estimées en progression à 25,5% et 26,7% pour la suite du plan triennal.

Sur la base d’une production constante prise pour référence à celle de 2014, les économies d’émissions de CO2 sont donc attendues à environ 175 kt supplémentaires sur le plan triennal 2015 à 2017.

Les économies prévues à partir des résultats des audits énergétiques réalisés en 2015 sur les consommations électriques auront aussi  un impact à la baisse sur les émissions indirectes de CO2 mais de façon plus marginale que les efforts sur les émissions directes.

Une mention particulière peut être accordée aux actions suivantes :

  • Développement du marché du produit sulfo-alumineux ALPENATUP
  • Développement du marché du produit BFUHP SMARTUP permettant l’évitement d’environ 50% de CO2 à système constructif équivalent.
  • Développement des produits à moindre taux de clinker en augmentant l’utilisation d’ajouts à faible empreinte CO2.
  • Projet de pilote semi-industriel de gazéification de déchets en cimenterie pour lequel Vicat dispose d’un brevet.
  • Sensibilisation des équipes Vicat en leur mettant à disposition des véhicules légers électrique et hydrogène.

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